Cette étude compare les départs à la retraite des assurés du régime général nés en 1950 avec ceux nés en 1954. En lien avec le recul de l’âge d’ouverture des droits à la retraite mis en œuvre par la réforme de 2010, les assurés nés en 1954 sont partis en moyenne un an et demi plus tard que ceux nés en 1950.

Ce recul s’est accompagné d’une modification des modalités de départ, avec plus de départs avant l’âge d’ouverture des droits, mais également entre cet âge et l’âge d’annulation de la décote (cf. aussi l’étude sur les âges de départ à la retraite et de cessation d’activité sur ces mêmes générations 1950 et 1954).

La cessation d’activité a lieu en moyenne deux ans avant le départ. En effet, même si la transition directe de l’emploi vers la retraite reste la situation la plus fréquente, d’autres transitions sont observées, durant lesquelles les assurés ne sont ni en emploi ni à la retraite.

L’analyse montre que le recul de l’âge légal s’est traduit par une hausse de la part des assurés en emploi mais également de celle des assurés n’étant ni en emploi, ni à la retraite (chômage, absence de report, invalidité et maladie). Pour les hommes, la hausse des personnes ni en emploi, ni à la retraite aurait été plus élevée sans l’assouplissement des conditions de départ en retraite anticipée pour carrière longue (RACL) en 2012. Pour les femmes, l’effet des RACL est plus faible et la progression de l’emploi entre les deux générations explique les différences observées.